français | english

Exposition



13.09.12|06.10.12


Suzanna Pejoska

Peintures


Suzanna Pejoska, une peinture de l’exil

Née en Macédoine Suzanna Pejoska est arrivée en France à l’âge de 3 ans. Elle emporte avec elle sa langue maternelle, la vision des textures et des couleurs de sa prime
enfance, ainsi que sa culture slave orthodoxe. Suzanna Pejoska devient peintre à l’âge de 19 ans. Elle est autodidacte.

De ses tableaux n’émanent nulle nostalgie ni folklore.

La peinture de Suzanna Pejoska est une peinture abstraite dans le sens où la figuration n’est pas sa préoccupation. Pourtant comme l’écrit Lydie Lachenal : « Le respect des matières, sans surcharge, une représentation franchement picturale dont l’ onirisme distancié évite toute lourdeur, nous introduisent de plain pied au coeur de l’humain ».

Les tableaux de Suzanna Pejoska sont d’assez grand format le plus souvent. « Des méditations splendidement colorées émane aussi une fascination mystérieuse qui se laisse difficilement interpréter par la sémantique intelectuelle. Les bandes colorées soulignées d’or rappellent les huiles abstraites et chatoyantes des icônes médiévales et les somptueuses étoffes des tenues orientales. La peinture de cette artiste évoque l’élégance et la splendeur décoratives de la fin de Siecle, et en particulier la période dorée de Gustave Climt, qu’elle traduit en une esthétique contemporaine ». Suzanna Ott, catalogue S.P. , galerie Lau, Munich, 2010.

L’artiste dresse ostensiblement ce qui n’était là que pour parer. L’ architecture solide est parcourue de plages aux détails minuscules.Sa peinture propose une dialectique entre le charnel et l’immatériel . Elle relie des lambeaux au moyen de motifs de miniaturistes peints sur or ; une fascinante écriture pour mieux tenir à distance tout débordement affectif et atteindre un art fait de vigueur, de beauté, de précision et de liberté.

« Son œuvre parle et nous rend tangible non seulement la matière mais la substance : ce qui demeure dans ce qui fuit. La permanence, mais de quoi ? De Chardin à Rothko, c’est la principale question et le seul enjeu de la peinture »-Frédéric Ferney, « Les cordes de S.P. » 2009.

De la source unique du village de la petite enfance Suzanna Pejoska puise maintenant dans ses propres ressources, ses cheminements picturaux, son expérience propre. Le biographique est outrepassé sous la forme d’ un language émotionnel universel.

Cliquer ici pour voir le diaporama du vernissage.

Pour en savoir plus sur Suzanna Pejoska

Vivienne Art Galerie - 30, GALERIE VIVIENNE - 75002 PARIS - 06 74 54 73 13 - info@viviennegalerie.com